Châteauroux – Avérous contre la prime de vacances des agents !

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Le conseil municipal du 16 décembre 2020 était l’occasion pour le maire de faire adopter son premier budget pour ce nouveau mandat. Et l’exercice 2021 est placé résolument sous le signe de l’austérité ! Un choix qui peut paraitre étonnant compte tenu de la situation économique et sociale du pays, du département et de la ville.

Un budget de récession

La crise sanitaire et sa gestion par le gouvernement a déclenché une vague de chômage et de pauvreté. Beaucoup de castelroussins ont perdu leur emploi ou ne peuvent pas en trouver un. De nombreux petits commerçants se demandent s’ils ne vont pas devoir mettre la clé sous la porte. Dans cette situation, la meilleur stratégie économique est la politique de relance, en particulier soutenir les revenus des familles ordinaires. Car si elles coupent dans leurs dépenses, alors le bassin économique de Châteauroux tout entier risque de rentrer dans un cercle vicieux.

Un choix brutal contre les agents

C’est donc un budget à contre-emploi qu’a choisi Gil Avérous, qui semble incapable de sortir de son idéologie libérale pour s’adapter à la situation. Ce choix s’incarne dans une mesure, presque passée inaperçue mais bel et bien votée par la majorité municipale : la suppression pure et simple de la prime de vacances. Cette prime avait été mise en place à Châteauroux pour les agents de la ville à la fin des années 1980. Elle permettait aux fonctionnaires locaux et aux contractuels de recevoir un petit complément de revenu versé au mois de mai. Un pécule précieux pour rendre la vie plus douce à des centaines de familles castelroussines.

Pas de bouclier social

Prenant prétexte de l’entrée en vigueur d’un nouveau régime indemnitaire pour les salariés de la ville, Gil Avérous a pris la décision brutale de supprimer pour les nouveaux agents cette prime à compter du 1er janvier 2021. Elle va donc disparaitre. Les agents de Châteauroux métropole ne touchaient déjà pas ce complément à leur salaire. Dans son intervention, Gil Avérous a d’ailleurs assumé cette « équité par le bas ». Il se fait donc le chantre, dans notre ville, de la régression sociale typique des politiques libérales. Une logique qui n’est pas sans rappeler celle de Macon et de sa réforme des retraites, par exemple, qui veut tout harmoniser par le bas. Qu’on se le dise : sous le règne de Gil Avérous, la municipalité ne jouera pas le rôle de bouclier social qu’on aurait pu attendre d’elle dans une période si difficile.

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