Sénatoriales – Les réponses de Jean-Luc Labbé (PCF)

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Alors que les élections sénatoriales ont lieu le dimanche 27 septembre, les insoumis de l’Indre envoient un questionnaire aux candidates et candidats. Le but : connaître leur position sur une série de grandes questions. Nous publions sur « Ouste ! » les réponses reçues. Aujourd’hui, voici celles de Jean-Luc Labbé, Jean-Luc Labbé, et de sa candidate suppléante Dannielle Faure, soutenus par le Parti Communiste Français. Elles montrent une large convergence de vues entre ces candidats et la France insoumise.

Adresse de la France insoumise aux 
candidats aux élections sénatoriales 

Le dimanche 27 septembre, auront lieu des élections sénatoriales. La France insoumise ne présentera pas de candidats. Nous le faisons en cohérence avec notre programme L’Avenir en Commun. Celui-ci propose comme point central un coup de balai général sur les institutions de la Cinquième République, au premier rang desquelles, le Sénat. Le Sénat est une assemblée qui n’est pas élue par le peuple mais par des « grands électeurs », qui n’ont d’ailleurs rien demandé. Pourtant, il a le pouvoir d’écrire la loi. Alors qu’on refuse que le peuple le fasse directement via des référendums d’initiative citoyenne ! Cette aberration démocratique devra à nos yeux être supprimée par une Assemblée constituante qui écrira la constitution de la Sixième République. 

Pourtant, aujourd’hui, le Sénat existe. Pour les élus municipaux, cela signifie l’obligation de faire un choix, un vote. Lors de la prochaine élection présidentielle, qui décidera de l’avenir du peuple français, les insoumis comptent faire gagner un programme de bifurcation écologique, de justice sociale et de renouveau démocratique. Si nous y parvenons, il faudra prendre des mesures d’urgence sociale et écologique, dans le cadre des institutions de la Cinquième République. Les sénateurs élus le 27 septembre prochain auront à se prononcer sur ces décisions. Cela nous intéresse donc de savoir comment ils se positionnent. 

Bien sûr, nous ne voulons imposer à personne qui n’y appartient le programme complet de la France insoumise. Nous nous adressons aux candidats à l’élection sénatoriale pour savoir s’ils partagent avec nous des causes communes. Ces causes communes concernent le partage des richesses, le partage du pouvoir et la protection de nos biens communs. Nous espérons recevoir le plus de réponses possibles. À l’issue de cette consultation, la France insoumise de l’Indre dira, si elle soutient ou non des candidats pour l’élection sénatoriale. 

Chers candidates et candidats à l’élection sénatoriale. En cas d’élection comme sénateur le 27 septembre prochain, soutiendriez-vous les mesures suivantes, dans le cas où elles seraient présentées devant votre assemblée : 

Le rétablissement de l’impôt sur la fortune ?

Réponse : Tout à fait favorable au rétablissement de l’impôt sur la fortune. Au-delà, pour le financement des retraites par exemple, je suis pour que les revenus du capital contribuent au même taux que les revenus du travail.

L’abrogation de la loi El Khomri et des ordonnances Pénicaud sur le code du travail ?

Réponse : L’abrogation des lois, décrets et ordonnances qui ont porté des coups intolérables au code du travail doit être le préalable au vote de lois remettant la France sur le chemin du progrès social et de la démocratie.

La reconnaissance du vote blanc à toutes les élections, l’instauration de référendum d’initiative citoyenne ?

Réponse : La reconnaissance du vote blanc et l’instauration du RIC sont à intégrer dans un processus constitutionnel visant à ouvrir le chemin d’une 6ème République démocratique et sociale.

Le rétablissement des 35h réelles et l’ouverture d’un dialogue national sur les 32h ?

Réponse : Notre pays doit reprendre une marche en avant vers la réduction du temps de travail dans le double objectif d’améliorer les conditions de travail et de créer des emplois. Oui au rétablissement des 35 heures et à l’ouverture d’un dialogue social vers les 32 heures. Au-delà de la réduction du temps de travail, la maitrise démocratique sur la nature et les finalités du travail doit être posée. La citoyenneté ne s’arrête pas à la porte des entreprises.

Un plan de recrutement dans la fonction publique incluant au moins 60 000 soignants dans l’hôpital public et 60 000 professeurs dans l’éducation nationale ?

Réponse : Avant la pandémie, des luttes puissantes portaient l’exigence d’un plan ambitieux de reconstruction du service public hospitalier. La pandémie a confirmé que notre pays n’avait pas les moyens minimum d’y faire face. La création de 60 000 emplois dans le service public de la santé est un minimum.
Tant pour les quartiers populaires des grandes agglomérations que pour la revitalisation des territoires ruraux, l’Education nationale doit être en mesure d’assurer l’égalité républicaine. Au-delà de la création de postes d’enseignants, il faut aussi reconstruire la médecine scolaire que les gouvernements successifs ont réussi à totalement détruire.

La création de pôles public de l’énergie (EDF et Engie) et des transports (SNCF) au service de la planification écologique ?

Réponse : Contre la concurrence « libre et non faussée » dont chacun mesure le caractère destructeur pour l’humain et la planète, notre pays doit se donner les moyens de mettre en œuvre une nouvelle politique. Cela passe par la constitution de grands pôles publics pour l’énergie et les transports (mais pas que). Il faut également un pôle bancaire public afin d’orienter les investissements vers la création d’emplois et la transition écologique.

L’interdiction du glyphosate et des néonicotinoïdes ?

Réponse : Les tergiversations gouvernementales n’ont que trop duré. Les lobbys industriels doivent être expulsés de la proximité du pouvoir. Des décisions doivent être prises en ce sens. Il faut également être au côté des exploitations agricoles familiales pour les aider dans la phase de transition écologique.

La désobéissance de la France à la directive européenne sur les travailleurs détachés ?

Réponse : La concurrence entre les pays et les travailleurs a pour objectif de conforter les profits capitalistes. En toutes circonstances, la France doit peser dans le sens des intérêts du monde du travail, ici et ailleurs. Dans le cadre de l’Union européenne et pour l’annulation des traités internationaux de libre-échange.

Une loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes incluant l’égalité devant le congé parental, des mesures étendant les sanctions en cas de non respect de l’égalité salariale et une programmation pluriannuelle de moyens supplémentaires pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ?

Réponse : Au-delà des bonnes paroles gouvernementales et des effets d’annonces, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes reste un objectif prioritaire à atteindre. Dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. Notre pays se déshonore de ne pas réussir à faire reculer les violences. L’Etat doit clairement flécher des lignes budgétaires ainsi que l’exigent les mouvements féministes.

Une loi faisant de l’eau un bien commun et consacrant sa gestion 100% publique ?

Réponse : Sortir l’eau de la marchandisation pour en faire un bien commun : cet objectif doit être porté à tous les niveaux, de l’Europe jusqu’aux communes. Une prise de position claire de l’Etat par le vote d’une loi-cadre est naturellement prioritaire. Par ailleurs, le « plan de relance » doit flécher les énormes investissements à réaliser pour la rénovation des réseaux de distribution de l’eau potable.

Par ailleurs, nous souhaiterions connaitre également votre positionnement sur plusieurs enjeux qui vont concerner le Sénat d’ici la fin du quinquennat Macron. Soutiendrez-vous l’extension de la parité pour les scrutins et les exécutifs locaux ? Défendrez-vous un rééquilibrage des dotations de l’Etat aux collectivités entre rural et urbain ? Et les Indiens pourront-ils compter sur votre soutien dans leurs luttes pour le maintien de l’emploi et des services publics partout dans leur département ?

Réponse : Le Sénat, deuxième Chambre du Parlement, vote les lois. Je m’engage à exprimer des votes conformes à tous les enjeux posés par les questions précédentes. L’égalité femmes/hommes ne peut souffrir d’exception. Il existe encore, dans nos institutions et nos collectivités locales des « trous dans la raquette ». La loi doit y remédier. Concernant le déséquilibre des dotations d’Etat, plus qu’en terme urbain-rural, je propose une approche visant à réduire les inégalités sociales et territoriales. Il existe aujourd’hui des systèmes de péréquation insuffisamment puissants et efficaces pour assurer partout l’égalité républicaine. Le « jeune des quartiers » de la Seine-Saint-Denis et l’ouvrier retraité d’une commune rurale de l’Indre ont partie liée. Mon soutien aux luttes départementales est acquis. Il ne s’agit pas d’une « promesse » mais le simple prolongement d’un engagement militant et citoyen.

Pour s’engager à la France insoumise dans l’Indre :

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