Châteauroux – Blanquer fait son show pour masquer une rentrée chaotique

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Ce mardi 1er septembre, le ministre de l’éducation nationale, accompagné du Premier ministre Jean Castex et de la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel ont visité brièvement l’école élémentaire Frontenac, à l’occasion de la rentrée des classes. Pour une fois que des ministres se souviennent de l’existence de Châteauroux et de l’Indre, ce n’est que pour une opération photo essentiellement destinée à cacher les gros couacs de cette rentrée.

Les masques obligatoires, mais pas gratuits

Tout d’abord, il y a la question des masques. Jean-Michel Blanquer avait attendu le 20 aout pour annoncer que, finalement, ils seraient obligatoires pour l’ensemble des élèves à partir de 11 ans. À la question de savoir s’ils seraient gratuits, il avait répondu clairement non, considérant cet objet de protection sanitaire comme « une fourniture scolaire comme les autres ». Il confirmait là une position gouvernementale déjà affirmée lorsque les députés de la France insoumise avait déposé une proposition de loi pour rendre les masques gratuits, en raison de leur caractère obligatoire.

Les familles sont donc obligées d’assumer seules le coût de ces masques soit tout de même autour de 60 euros supplémentaires par mois et par enfant. Heureusement, il existe quelques communes pour se substituer à l’Etat et assurer une distribution gratuite de masques aux élèves, comme Le Pont-Chrétien-Chabenet dans l’Indre, dirigée depuis les dernières élections par Guillaume Chaussemy, par ailleurs membre de la France insoumise. Mais cela reste une minorité.

L’impréparation sanitaire

Par ailleurs, en dehors du port du masque à partir du collège, le ministre semble bel et bien n’avoir rien prévu pour éviter au maximum l’accélération de la circulation du virus par les écoles. Ainsi, les classes sont tout aussi surchargées que d’habitude. Aucun recrutement supplémentaire n’a été effectué pour constituer des plus petits groupes permettant une meilleure distanciation physique, contrairement à l’Italie et l’Espagne où respectivement 80 000 et 11 000 professeurs sont recrutés. Les professeurs sur le terrain témoignent même pour certains de problèmes pour le nettoyage et la désinfection régulières des salles de classe. Cette tâche étant dévolue aux collectivités et souvent sous-traitées, il y a de grandes différences entre un territoire et l’autre.

Aucun rattrapage scolaire prévu

Jean-Michel Blanquer, pour parer aux critiques sur l’imprudence sanitaire, ne cesse d’argumenter sur l’importance de l’école pour les enfants. Il a raison. Pour beaucoup d’élèves, le confinement a entrainé un inévitable retard scolaire. En effet, les professeurs ont été laissé seuls par leur administration pour inventer une école à distance, bricolant du mieux qu’ils le pouvaient. Dans certains cas, en l’absence d’ordinateur, de connexion internet ou même d’espace chez soi pour travailler, il était tout simplement impossible pour les enfants de suivre l’avancée du programme.

Les conséquences scolaires de la crise sanitaires pourraient être très graves pour certains élèves. Evidemment, ceux qui viennent des familles les plus populaires sont les plus touchés. Pourtant, le ministre Blanquer semble n’avoir rien prévu de spécifique pour faire du rattrapage scolaire. Il n’a pour l’instant pas réagi à la proposition de Jean-Luc Mélenchon de créer 100 000 emplois jeunes d’assistants d’enseignants pour aider à ce rattrapage.

Un comité d’accueil

Pour cette raison, Jean-Michel Blanquer, Jean Castex et Sophie Cluzel ont trouvé à leur arrivée à Châteauroux un comité d’accueil. La CGT et la FSU avaient en effet appelé à un rassemblement. Un centaine de syndicalistes étaient donc présents ce matin. Les militants insoumis, eux, se sont joints à la manifestation en rappelant leur revendication de masques gratuits pour tous.

Pour s’engager à la France insoumise dans l’Indre :

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