Canicule : la gestion calamiteuse de l’eau dans l’Indre

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Samedi 8 août, la température est montée jusqu’à 37 degrés à Châteauroux dans la journée, pour rester à des niveaux très élevés dans la nuit. Un climat étouffant pour tout le monde dans le département, mais qu’on ne peut malheureusement plus qualifier d’extraordinaire. La canicule désormais, revient dans le centre de la France aussi régulièrement que l’été. Ce phénomène est la preuve que le réchauffement climatique est bien là et non un horizon effrayant mais lointain. Nouvel effet catastrophique du capitalisme débridé et sans limites, cette nouvelle donne climatique alimentera sûrement un peu plus dans les années à venir la colère déjà bien présente des peuples contre le système.

Des restrictions pour les particuliers

Dans l’Indre, la canicule ne va pas sans la sécheresse. Comme dans plus de 70 départements en France, le nôtre est désormais mis en état d’alerte tous les étés sur ce point. L’absence de précipitations entraine logiquement une baisse des réserves en eau douce, des rivières comme des nappes souterraines. En ce moment, 10 bassins versants sur 17 dans l’Indre sont en situation de très grave crise. En conséquence, le préfet prend des arrêts pour limiter la consommation et interdire certains usages. Cela concerne les utilisations de l’eau pour l’irrigation agricole, qui sont limités, mais aussi le nettoyage des rues, l’alimentation des fontaines publiques. Les particuliers aussi sont priés de ,ne pas arroser leurs jardins potagers entre 8h et 20h.

Des fuites partout

Monsieur et madame tout le monde, les agriculteurs, les usagers des villes dont les rues ne sont plus nettoyées sont donc mis à contribution pour pallier la faiblesse du niveau d’eau pendant la sécheresse estivale. Mais qu’en est-il habituellement ? Evite-t-on au maximum le gâchis d’eau tout au long de l’année ? C’est un sujet dont peu de personnes parlent, mais, en France, un litre d’eau sur cinq est perdu dans des fuites. Pourquoi ? Tout simplement parce que les tuyaux sont vétustes et pas assez renouvelés. L’Indre ne fait malheureusement pas exception. À Châteauroux, 20% de l’eau est perdue en cours de route. Le même triste résultat est atteint à Issoudun. Au Blanc, c’est même 23%.

Multinationales contre service public

Cet immense gâchis est obtenu alors que ces communes payent cher des grandes multinationales pour gérer leur réseau d’eau. Suez à Issoudun, Veolia au Blanc et la SAUR à Châteauroux. Dans cette dernière ville, le contrat a même été prolongé jusqu’en 2028 malgré donc les piètres performances enregistrées. Alors même que l’urgence écologique pose la question de la gestion économe de l’eau, la question d’un investissement massif dans le réseau devrait se poser. Et avec elle celle du retour dans le giron public de ces réseaux. Une proposition qui figurait dans plusieurs programmes municipaux lors de la dernière élection dont celui de Châteauroux citoyen. Celui-ci évoquait même un référendum local sur le sujet pour rompre le contrat avec la SAUR avant son terme. Chiche ?

Pour aller plus loin : « L’eau et son assainissement, notre défi commun » (résolution adoptée par la France insoumise en juillet 2020)

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