Issoudun – 289 licenciés à La Halle dans l’indifférence générale

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Le coup de grâce. Mercredi 8 juillet, le tribunal de commerce de Paris s’est prononcé sur les offres de reprises de La Halle. À la sortie, la communication du groupe laissait entendre que le tribunal accordait un délai d’une semaine supplémentaire pour reformuler une offre pour l’entrepôt d’Issoudun. Las. C’était en fait une « erreur de communication » a fait savoir la direction de La Halle le lendemain. Un euphémisme signifiant concrètement que l’entrepôt de La Halle va bel et bien fermer, et que ses 289 salariés seront licenciés.

Victimes de la finance

Ainsi s’achève le démantèlement d’une entreprise française rachetée il y a quelques années par un fond vautour. Ces financiers ont racheté l’entreprise en s’endettant de façon déraisonnable. Après avoir profité de tout ce qu’ils pouvaient quelques années, ils ont mis la boite en liquidation judiciaire. Dans nos colonnes, le responsable CGT Denis Perichon n’y allait pas par quatre chemins : « les fonds vautour sont la raison de cette débâcle », assénait-il. Les 289 d’Issoudun sont bien les victimes collatérale de ce grand casino financier.

L’absence des élus

Pour Issoudun et son bassin de vie, cette fermeture est une catastrophe sociale. C’est rien de moins que l’un des plus gros employeur de la ville qui ferme le rideau. Derrière les 289 salariés, il y a des familles, il y a des intérimaires, il y a des commerçants qui vivent grâce aux salaires versés par la Halle. Bref, le choc économique ne fait que commencer. A l’échelle de l’Indre, ce sont des sinistrés de plus à ajouter aux près de 2000 emplois d’ores et déjà détruits.

De sorte que la quasi-absence des élus de tous bords sur ce dossier étonne. Bien sûr, André Laignel, maire d’Issoudun et Gil Avérous, maire de Châteauroux étaient tous les deux présents aux deux marches organisées par les salariés et ont même pris la parole. Mais le premier ne semble pas s’être réellement battu pour garder les emplois sur sa ville. Depuis la décision du tribunal de commerce, il ne s’est même pas exprimé publiquement sur le sujet. Quant au second, il sa solidarité ne s’est pas prolongée une fois le maintien du site de Montierchaume acquis. Drôle d’attitude pour celui qui déclare vouloir être président du conseil départemental de l’Indre.

Macron et le gouvernement indifférents

Plus largement, l’affaire de La Halle n’aura suscité pratiquement aucune réaction du gouvernement – pas plus de celui de Philippe que de celui de Castex. Le plan social de La Halle affecte pourtant plusieurs milliers de personnes sur tout le territoire français. Il concerne plusieurs enseignes clés dans le domaine de l’habillement français. Mais les belles paroles sur la relocalisation de Macron sont apparement destinées à ne rester que des paroles. Dans une lettre adressée directement au Président de la République publiée sur notre site, un salarié de La Halle lui demandait d’intervenir pour la sauvegarde des emplois. Et, à défaut, de demander aux actionnaires de rembourser l’argent public touché en réductions d’impôts et de cotisations sociale. Mais Emmanuel Macron a-t-il seulement ouvert cette lettre ?

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