Dans l’Indre, une fédération populaire contre le racisme et les violences policières

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C’est un mouvement qui se répand comme une trainée de poudre dans le monde entier. Au départ : la mort d’un africain américain, Georges Floyd, à Minneapolis, tué par la police. Puis, la révolte la plus massive et la plus profonde connue par les Etats-Unis depuis les années 1960. La jeunesse qui votait Sanders est descendue dans la rue après l’élimination du leader populaire par l’establishment du parti démocrate.

Mais en France, cette mobilisation a rencontré aussi beaucoup d’écho. Car en dehors de Christophe Castaner et Marine Le Pen, le pays réel le sait. Oui, les violences policières existent aussi ici. Oui, le racisme dans la police est très présent. Et ici aussi, des quartiers entiers « ne peuvent plus respirer », écrasés par les discriminations, les violences, les contrôles au faciès, la pauvreté et le sentiment de n’être jamais écoutés.

Le problème de la police en France

Aujourd’hui, jeunes et anciens descendent massivement dans la rue pour demander l’égalité et la justice. Le meurtre de George Floyd et le combat de la famille d’Adam Traoré se ressemblent malheureusement trop. Mais son cas tragique n’est que le symbole d’une liste trop longue mais bien réelle de personnes décédées sous les coups de la police : Abdelhakim Ajimi, Abou Bakari Tandia, Ricardo Barrientos, Mohamed Boukrourou, Abdelilah El Jabri, Lamine Dieng, Wissam El Yamni, Mariame Getu Hagos, Abdelhak Goradia, Amadou Koumé, Allan Lambin, Mamadou Marega, Serge Partouche, Mohamed Saoud, Adama Traoré, Steve Maia Caniço, Cédric Chouviat…

Les violences extrêmes déployées contre le mouvement des gilets jaunes avec plusieurs centaines de blessés, une vingtaine de personnes éborgnées ont conduit à une prise de conscience large du problème dans la police. Mais pour beaucoup de français, ce n’était pas une découverte mais leur quotidien depuis de bien trop nombreuses années. Récemment, deux affaires ont aussi révélé la présence du racisme dans les forces de l’ordre. En avril, deux policiers dans les Hauts de Seine ont été filmés traitant un homme de « bicot ». Plus récemment, un policier démissionnaire a diffusé des discussions de policiers appelant entre eux à une « guerre raciale ». Ces propos montrent la nécessité de purger la police d’un nombre important d’éléments anti-républicains et d’en changer les pratiques.

Associations, syndicats et partis fédérés pour l’égalité

Pour l’instant, cela donne des rassemblements impressionnants comme mardi 2 juin dans plusieurs grandes villes dont Paris et Marseille. Samedi 6 juin, à 18h, Châteauroux aura aussi son rassemblement contre les violences policières et le racisme. Cela se passera donc samedi 6 juin, à partir de 18h, place de la République. À l’origine de ce rendez-vous, un front constitué d’organisations politiques de l’opposition populaire, d’associations et de syndicats. Ainsi, s’y côtoient l’Union départementale CGT 36 et RESF, la FSU, le DAL mais aussi des partis politiques comme le NPA, le PCF ou le Parti de Gauche ou encore des mouvements comme la France insoumise ou Châteauroux citoyen.

La lutte anti-raciste et le combat pour l’égalité ont pu rassembler beaucoup d’organisations et de militants engagés localement. Tant mieux. Il faut maintenant que cet arc rencontre le chemin de celles et ceux qui veulent crier leur colère. Le camp populaire peut espérer se fédérer ainsi dans l’action dirigée pour la défense des principes de la République sociale au premier rang desquels il y a l’égalité absolue entre les êtres humains. Pour ce combat, pour Adama Traoré, pour les contrôlés au faciès, pour George Floyd, pour ceux qui ont peur de la police : rendez-vous à 18h, samedi 6 juin, place de la République.

Pour rejoindre l’évènement du rassemblement contre le racisme et les violences policières : cliquez ici

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