CHÂTEAUROUX – Gil Avérous prive les habitants de Saint-Jean de piscine

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Les conséquences du réchauffement climatique sont désormais palpables. En France, sa manifestation la plus sensible est l’augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes caniculaires. L’été 2018 a été le deuxième le plus chaud depuis 1900. Dans les villes, ces épisodes sont ressentis plus durement par les habitants du fait de l’absence de végétation, des propriétés du revêtement artificiel des sols ou des climatiseurs. On appelle ce phénomène «  l’ilot de chaleur urbain  ». Dans ce contexte, des équipements comme les piscines municipales prennent une importance particulière pour le bien-être des citadins. Et elles sont d’ailleurs prises d’assaut pendant les vagues de chaleur.

Des «économies» financées par les quartiers populaires

Sauf qu’à Châteauroux, le maire Gil Avérous a décidé qu’une des piscine de la ville, la piscine Firmin Batisse, située dans le quartier populaire de Saint-Jean, serait fermée pendant les mois de juillet et août… qui sont pourtant les plus chauds de l’année ! C’est ainsi depuis l’été 2017. La mairie explique cette décision par la baisse de la fréquentation journalière moyenne dans cette piscine pendant les vacances scolaires. Mais si elle est peu fréquentée, c’est avant tout parce que le bâtiment mériterait d’être rénové et les installations nautiques adaptées à tous les publics. Par ailleurs, pour les habitants de ce quartier, le prix d’entrée peut être rédhibitoire.

Il y aurait donc beaucoup à faire pour valoriser cet équipement public, le rendre moins cher, plus accessible et agréable pour les habitants. Mais Gil Avérous préfère le maintenir fermé pendant la période où il serait pourtant le plus utile. Par souci d’économies explique-t-il. Pourtant, cela ne l’empêche pas de dépenser des millions d’euros pour la construction d’un centre nautique, Balsanéo, qui coûtera entre 500 000 et 600 000 euros par an à la communauté une fois terminé. Un investissement que les habitants des HLM du quartier Saint-Jean ne valent apparement pas aux yeux du maire.

Une politique d’austérité dangereuse

C’est l’envers du décor de la politique de coupes budgétaires dont se vante régulièrement le maire castelroussin. Depuis son arrivée aux commandes, la dépense publique par habitant a baissé de 5%. En contrepartie, cela signifie moins de services publics, en priorité dans les quartiers les plus populaires de la ville. Si cette histoire de piscine paraît anodine à Gil Avérous, c’est qu’il n’a pas pris conscience du fait que les victimes du changement climatique sont avant tout les classes populaires. Ainsi, des études réalisées suite à la grande canicule de 2003 avaient montré une surmortalité chez les ouvriers par rapport aux cadres du fait de cet épisode de chaleur extrême. Dans ce genre de cas, l’accès facile à un espace de fraicheur comme une piscine peut littéralement sauver des vies.

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