LE POINÇONNET – En avril, 71 personnes vont pisser… du glyphosate !

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71 volontaires de l’Indre vont participer à la campagne de prélèvements d’urine les 10 et 11 avril 2019 au Poinçonnet et, aux vues des résultats, s’engageront majoritairement à porter plainte au tribunal de Châteauroux en mai 2019. La France insoumise invite à soutenir cette action en participant au financement des frais d’huissier et de justice.

➡️ Cliquez ici pour financer l’action par un don

Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé en France. C’est aussi le cas dans l’Indre où 159 tonnes de ce produit ont été vendues en 2017. Or, le glyphosate est un dangereux poison pour la santé humaine et pour l’environnement. En effet, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), dépendant de l’OMS, l’a classé comme cancérigène probable et il est également suspecté d’être un perturbateur endocrinien. Ce produit contribue, par sa large utilisation, à la régression de la flore sauvage qualifiée de « mauvaise » herbe et il est soupçonné d’avoir des effets négatifs sur la reproduction des abeilles.

Malgré cela, sous la pression du lobby de l’industrie chimique et de celui de l’agriculture intensive, les autorités françaises et européennes maintiennent l’autorisation de commercialisation de ce produit et reculent la date de son interdiction au prétexte qu’il n’existerait pas d’alternative à son utilisation. C’est pourtant faux : des systèmes de production agricole sans glyphosate ont fait leur preuve depuis longtemps.

Un prélèvement d’urine pour montrer l’ampleur de la contamination des organismes

C’est pourquoi, associé avec 5 autres associations regroupées dans le collectif « Campagne glyposate 36 »,  Indre Nature a décidé de participer à la campagne nationale de prélèvement d’urine de volontaires pour faire analyser le taux de glyphosate présent dans ces urines. Sont parties prenantes de cette initiatives : Indre Nature, Vigilance OGN 36, Bihanat, GDAB, Neuvy Eco-Bio et Confédération paysanne de l’Indre.

Cette campagne d’analyse vise à montrer l’ampleur de la pollution et de la contamination de nos organismes par le glyphosate. Elle vise aussi, pour ceux qui le souhaitent, à porter plainte contre les vrais responsables : les entreprises productrices de ces poisons et les autorités sanitaires ayant autorisé sa commercialisation alors que les risques pour la santé humaine étaient déjà connus.

Pour aller plus loin :
➡️ Le site internet national :
➡️ Le clip de présentation de la campagne
➡️ Cliquez ici pour financer l’action par un don

Une campagne nationale avec des règles identiques pour tout le monde :
Cette campagne est nationale et afin de pouvoir mutualiser et permettre un traitement unique des plaintes, elle suit des règles identiques pour tous les volontaires.

Un engagement individuel formalisé lors de l’inscription :
Elle repose sur un engagement individuel de volontaires qui acceptent les règles et modalités de prélèvement.

Le choix de porter plainte :
Lors de l’inscription les volontaires doivent indiquer s’ils sont prêts à aller jusqu’au dépôt de plainte, la plainte est pour mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement.
Cette démarche a un coût supplémentaire.

Le financement :
Lors de l’inscription chaque volontaire s’est engagé à prendre en charge le coût des analyses soit 85 €.
Les coûts liés aux frais d’huissier dont la présence est nécessaire pour les prélèvements des volontaires disposés à porter plainte et les frais de justice représentent 50 €.

Le collectif s’est engagé à prendre en charge cette action et fait appel à vous par financement participatif.

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