CHÂTEAUROUX – Si la ville est plus propre, c’est grâce à eux. Bravo aux CleanWalkers !

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Ce dimanche 10 mars était organisé à Châteauroux un événement particulier : un « CleanWalk », c’est à dire une marche collective durant laquelle les participants ramassent les déchets sur leur chemin. Organisée par Gabriel Bléron-Ponroy, 16 ans, lycéen et vidéaste, la marche a réuni plus de cinquante personnes parmi lesquels des Gilets Jaunes, des insoumis et des écologistes qui avaient tous appelé à participer à l’action.

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Une cinquantaine de personnes ont participé à la marche. Ici au départ du Mail Saint Gildas.

Réunis dès 10h au Mail Saint Gildas, les « CleanWalkers » ont remonté la rue de l’Indre jusqu’à la place Saint-Hélène avant de s’engager dans la rue Grande et de revenir à leur point de départ en passant par la place de la mairie et en longeant la préfecture.Pendant deux heures, ils ont ramassé tous les déchets qu’ils trouvaient sur leur passage : plastiques, canettes, bouteilles, bouchons, verres, piles, déchets humides et surtout… mégots. Surtout dans la rue Grande et les rues adjacentes où les bars, nombreux, sont aussi des lieux de consommation de tabac et où les poubelles municipales ne sont pas forcément présentes aux endroits les plus adéquats.

Agir pour éviter la catastrophe écologique

Tous les déchets étaient triés au fur et à mesure qu’ils étaient ramassés. Les mégots étaient placés dans des sacs dédiés pour que le tri soit aussi fin que possible… mais aussi pour faire prendre conscience aux participants (parmi lesquels quelques fumeurs) de la quantité de mégots qui salissent les rues des villes et la nature. De quoi donner raison à Gabriel Bléron-Ponroy ! En février, il expliquait en effet à La Nouvelle République : « C’est révoltant qu’en 2019, on puisse encore voir des déchets dans la rue et la nature, notamment des mégots par milliers. Il y en a tellement dans notre paysage qu’on finit par ne même plus les remarquer. »

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Gabriel Bléron-Ponroy, au centre. Il est l’organisateur de cette initiative.

À l’issue de la matinée et de retour au Mail Saint Gildas, les participants ont pu constater l’ampleur de leur travail… et donc l’ampleur de la pollution que représentent ces déchets : entre 20 et 30 sacs avaient en effet été remplis en seulement deux heures. De quoi faire réfléchir sur sa propre production de déchets. Mais aussi et surtout sur celles des grandes entreprises adeptes du suremballage marketing et qu’il faudra contraindre par la loi à arrêter cette folie si l’on veut éviter la catastrophe. À ce rythme, selon une étude, il y aura en effet plus de plastiques que de poissons dans les océans d’ici 2050. Il est donc plus que temps d’engager la planification écologique qui nous permettra de changer de modèle de production et de consommation. Ça urge !

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