Les deux députés de l’Indre votent contre le droit de manifester librement

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Ce mardi 5 février 2019, alors que des centaines de personnes manifestaient à Châteauroux contre la politique d’Emmanuel Macron, l’Assemblée nationale examinait en première lecture le projet de loi dit « anti-casseur ». Liberticide, cette loi prévoit notamment de mettre en place la possibilité d’une interdiction administrative de manifester. Concrètement, le préfet pourra désormais interdire une personne de participer à une manifestation sur la base du soupçon que celle-ci voudrait commettre des actes délictueux. Or, le préfet est placé directement sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, monsieur Castaner. Macron et ses proches pourront donc interdire des opposants politiques de manifester.

À l’Assemblée nationale, ce projet a été vivement combattu par les députés de la France insoumise, de la gauche démocrate et républicaine, du PS et aussi du groupe « Liberté et territoires ». Jean-Luc Mélenchon a ainsi dénoncé une loi dangereuse qui s’inscrit dans un contexte de répression policière du mouvement des gilets jaunes. Le député centriste Charles de Courson a carrément déclaré, lors du débat sur ce texte, une « dérive complète » et a ajouté : « on se croit revenus sous le régime de Vichy ».

François Jolivet et Nicolas Forissier approuvent une loi liberticide

De fait, cette loi réduit encore les libertés publiques et porte atteinte à la sûreté des citoyens protégés par la Déclaration des Droits de l’Homme. Rappelons que la « sûreté », garantie par cette Déclaration, est l’assurance que les citoyens ne seront pas détenus par simple décision du pouvoir comme c’était le cas sous l’ancien régime. C’est bien ce droit fondamental garantissant la liberté de tous qui est atteint par cette loi.

Malheureusement, les deux députés du département de l’Indre, François Jolivet (LREM) et Nicolas Forissier (Les Républicains), ont voté mardi pour cette loi liberticide. Ils ont donc validé ce projet de loi attentatoire au droit de manifester. Le texte sera étudié bientôt de nouveau en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Espérons que d’ici-là, ces deux élus de l’Indre auront compris le danger de ce texte et s’y opposeront alors.

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