Les gilets jaunes de l’Indre présents en nombre à Bourges pour l’acte 9 du mouvement

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Pour cette neuvième semaine de mobilisation, la capitale du Berry était au centre de l’attention nationale. En effet, les gilets jaunes avaient lancé pour ce samedi 12 janvier un appel national à manifester à Bourges. La ville a été choisie pour sa centralité géographique avec le but de réussir un rassemblement massif, pacifique et festif, comme pour répondre au gouvernement qui tente d’entrainer le mouvement dans l’escalade de la violence pour le discréditer et l’affaiblir. Et certains n’ont pas manqué de signaler qu’aller « chez les Bourges » pouvait envoyer un signal… cocasse à Macron !

mach 36
Fusion des deux groupes de gilets jaunes au Mach 36

Les gilets jaunes de l’Indre s’étaient donc organisés pour rejoindre le département voisin. À Châteauroux, deux points de rassemblements pour des départs en covoiturages étaient donnés. Le premier, proposé par les insoumis de l’Indre, a eu lieu aux alentours de 10 heures sur le parking du boulodrome. Une quarantaine de personnes sont au rendez-vous. On se salue, on se présente pour ceux qui ne se connaissent pas. On s’échange des conseils sur l’itinéraire pour rejoindre Bourges : il y aurait des barrages de police sur la route à certains endroits, ce que confirmeront plus tard dans la journée de gilets jaunes de La Châtre. Puis on se répartit dans les voitures et on ne s’attarde pas trop, car il faut rejoindre le reste des gilets jaunes au deuxième point de rendez-vous au MACH 36. Là-bas, ce sont encore une trentaine de personnes qui grossissent le convoi qui se met en route peu après 10h30.

Liberté, Égalité, Fraternité : à Bourges, la devise républicaine acclamée

Arrivés à Bourges, les gilets jaunes indriens se mêlent à la foule qui commence à se rassembler place Séraucourt. Ils y retrouvent leurs camarades de La Châtre, arrêtés à deux reprises sur la route par des barrages de policiers. L’ambiance en attendant le départ du cortège est festive. De la musique est diffusée, des Berruyers ont prévu café et snacks pour accueillir leurs camarades venus de toute la France. Trois organisateurs prennent la parole : les applaudissements sont aussi nourris pour la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » que les sifflets sont sans retenue à l’évocation du nom du président de la République. Le cortège démarre après une Marseillaise chantée à pleins poumons.

macron demission
La pancarte d’un gilet jaune de La Châtre

Pendant l’ensemble du défilé qui aura duré près de 3 heures, c’est la même ambiance bon enfant qui domine. Un camion portant une pancarte « Nous sommes en marche vers la sixième république » diffuse de la musique live. Nombreux sont ceux venus avec leur propre pancarte ou qui ont inscrit au dos de leur gilet leur revendication pour le pouvoir populaire, la justice fiscale ou le pouvoir d’achat. Le désormais habituel « Macron démission » n’a rien perdu de sa vigueur. Le tout se déroule dans la tranquillité. Un seul gazage par les CRS est à déploré peu après la gare de Bourges puis des tirs de flashball au moment de la dispersion du cortège.

Au total, c’est probablement plusieurs centaines de gilets jaunes de l’Indre qui étaient présents tout le long de la manifestation. Les insoumis du département, qui avaient pour l’occasion laissé tracts et drapeaux chez eux et enfilé le gilet jaune du peuple, se donnent rendez-vous la semaine suivante à La Châtre pour une nouvelle journée d’action, cette fois-ci sous leurs couleurs, à laquelle tout le monde sera de nouveau bienvenu.

 
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