14 700€ par mois : le salaire mirobolant de Jouanno pour organiser le «grand débat» sur les gilets jaunes

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Les responsables politiques de la macronie viennent de prouver une fois de plus combien ils sont déconnectés du peuple. Alors que les gilets jaunes portent une importante revendication de justice sociale, on apprend aujourd’hui que Chantal Jouanno va gagner pas moins de 14 709 euros bruts par mois pour organiser le « grand débat national » annoncé par Emmanuel Macron. C’est en effet le salaire de la présidente de la Commission nationale des débats. Et il est en augmentation de 341 euros par mois depuis 2018 !

Cette somme rondelette place directement cette ancienne ministre de Nicolas Sarkozy dans la catégorie des 1% les plus riches de France. En effet, selon Challenges, ceux qui gagnent plus de 8 850 euros par mois en font partie. Autant dire que même en ramenant son salaire brut en salaire net, Chantal Jouanno explose littéralement le compteur. Comment cette personne qui fait partie des ultra-riches de France prendra-t-elle la proposition, que ne manqueront pas de faire les citoyennes et les citoyens, de rétablir l’ISF ? On connaît d’avance la réponse.

Ironie du sort, ce salaire mirobolant fait d’elle une personne mieux payée que son propre ministre de tutelle, François de Rugy. Mais l’homme n’est cela dit pas à plaindre puisqu’il émarge tout de même à 13 458 euros bruts par mois.

Comment ne pas être en colère ?

Quand on sait que les gilets jaunes se battent pour finir leurs fins de mois et disent pour beaucoup ne déjà plus avoir d’argent en milieu de mois, le salaire de Chantal Jouanno semble pour le moins indécent, pour ne pas dire révoltant. Les mêmes viendront ensuite s’offusquer de la colère populaire alors qu’ils la créent par ce genre de provocations. Comment faire confiance à ces gens quand ils disent qu’il est impossible d’augmenter le SMIC, comme le demandent les gilets jaunes ? Que savent-ils de ce que c’est que de vivre avec un SMIC ou moins ? En connaissent-ils seulement encore le montant ? On voudrait que ces gens essayent de vivre un an au SMIC, pour voir comment ils s’en sortent ! Car un an de SMIC, c’est ce qu’eux gagnent en un mois ! Mais il y a 9 millions de pauvres dans notre pays.

Comment ne pas être en colère quand Chantal Jouanno dit que le mariage pour tous pourra faire partie du « grand débat national » mais que, dans le même temps, le ministre de l’économie Bruno Le Maire déclare qu’il n’y aura pas de rétablissement de l’ISF ? Comment ne pas être en colère quand on comprend que ce grand débat va être une entourloupe de plus destinée à remettre sur le devant de la scène les lubies de quelques religieux, alors que les gilets jaunes parlent justice sociale et démocratie ? Comment ne pas être en colère quand on sait, avant même d’avoir commencé ce « grand débat national », qu’Emmanuel Macron est une fois de plus en train de se moquer de nous avec des artifices communicationnels destinés à étouffer la contestation ? Lui qui avait écrit un livre appelé Révolution l’a désormais tous les samedis dans la rue. Et tout le monde scande « Macron, démission ! ».

Les artifices de communication ne suffiront pas à apaiser la colère. Il est temps de prendre les mesures demandées par les gilets jaunes (rétablissement de l’ISF, référendum d’initiative citoyenne, augmentation du SMIC et des retraites…) ou de revenir aux urnes pour trancher pour de bon ces questions par le vote. En République, c’est le peuple qui est souverain ; et quand le pouvoir issu des urnes est contesté aussi fortement, le mieux est de revenir au vote. Macron devrait s’en rappeler. Et vite. On ne peut pas vivre en état d’insurrection hebdomadaire permanent. Il est temps que le pouvoir comprenne qu’une révolution citoyenne a commencé et que ceux qui luttent contre le peuple finissent toujours balayés par l’Histoire. On n’arrête pas plus le peuple en lutte qu’un tsunami. Et Macron est dans le creux de la vague.


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